La transparence en devanture

Surprise matinale, le 23 février : la France vient enfin d’adopter une « charte de transparence » sur l’expérimentation animale ! Bonne initiative s’il en est. « Initiée par le ministère de la Recherche, de l’Enseignement supérieur et de l’Innovation, cette démarche est coordonnée par le Gircor, association sans but lucratif qui informe le public sur la recherche impliquant des animaux vivants », lit-on dans un communiqué de ladite association — groupe interprofessionnel dont les adhérents et dirigeants sont les établissements publics et privés qui pratiquent l’expérimentation animale, sous la présidence du CNRS.

Dans la charte elle-même, après avoir appuyé longuement sur la « nécessité » de l’expérimentation animale et sur les « exigences réglementaires » qui « imposent le respect de règles éthiques », on lit notamment que « chaque citoyen a droit à une information complète, claire et exacte sur les raisons et les conditions de recours aux animaux, sur le cadre réglementaire de cette utilisation ainsi que sur les progrès scientifiques et médicaux qui en découlent ». Une phrase que l’on retrouve sur le communiqué du Gircor et sur la page qu’il dédie à la charte.

Passons sur le fait qu’il s’agit encore de souligner la nécessité de l’expérimentation animale — la fin justifie les moyens, on l’aura compris. Ce qui m’a vraiment gêné dans cette phrase, si positive qu’elle puisse être dans le principe, c’est qu’elle est en contradiction radicale avec ce que j’ai vécu depuis bientôt un an.

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